Lorsqu’il s’agit de lever le doute sur un lien de parenté, les tests ADN sont souvent la solution la plus fiable. Pour les relations père-enfant, la précision est bien connue : un test de paternité exclut ou confirme la filiation avec une fiabilité supérieure à 99,9 %. Mais lorsqu’il s’agit d’évaluer un lien entre frères et sœurs, la situation est plus nuancée.
Sur de nombreux sites ou documents grand public, on lit fréquemment que les frères et sœurs dits « complets » partagent environ 50 % de leurs gènes, tandis que les demi-frères et demi-sœurs en partageraient 25 %. Ces chiffres donnent une idée générale, mais ils ne reflètent pas la complexité réelle de l’analyse génétique effectuée dans un laboratoire.
Chez Adnà, nous pensons qu’il est important de clarifier ce que signifient vraiment ces pourcentages, et d’expliquer comment un test de fratrie est interprété afin d’aider les familles à comprendre ce que ces résultats peuvent – et ne peuvent pas – démontrer.
L’idée que deux frères ou sœurs partagent exactement 50 % de leur ADN est une moyenne statistique, pas une valeur fixe. En réalité, la proportion de matériel génétique partagé entre deux enfants issus des mêmes parents peut varier : certains partageront 47 %, d’autres 53 %, voire un peu plus ou un peu moins.
Pourquoi ? Parce que chaque enfant hérite de la moitié des gènes de son père et de la moitié de ceux de sa mère, mais pas toujours des mêmes moitiés. Ainsi, deux frères ou sœurs complets n’ont pas une copie identique de l’ADN de leurs parents : l’un peut recevoir davantage de segments communs à l’autre, tandis que certains fragments diffèrent.
Pour les demi-frères et demi-sœurs, la moyenne de 25 % est également une approximation. Là encore, les valeurs réelles varient. Certains demi-frères partagent un peu plus de matériel génétique, d’autres moins.
En clair, l’ADN ne se transmet pas comme une équation simple ; il suit une distribution aléatoire des gènes lors de la reproduction, ce qui rend chaque relation génétique unique.
Lorsqu’un laboratoire effectue un test de fratrie, il ne se contente pas de comparer « 50 % ou 25 % » d’ADN. L’approche repose sur des méthodes statistiques beaucoup plus fines, basées sur l’étude de loci génétiques (des positions spécifiques sur l’ADN où la variation entre individus est bien connue).
En pratique, les étapes sont les suivantes :
Un point crucial à retenir est que, contrairement à un test de paternité, un test de fratrie n’apporte pas toujours une réponse catégorique. Voici pourquoi :
En conséquence, le résultat n’est pas toujours un simple « oui » ou « non », mais plutôt :
La précision du test peut être grandement améliorée lorsque la mère est incluse dans l’analyse. Pourquoi ? Parce qu’en identifiant clairement quelles portions de l’ADN proviennent de la mère, le laboratoire peut isoler plus efficacement la part héritée du père, et donc mieux comparer les profils entre frères et sœurs.
Ainsi :
Les tests ADN de fratrie sont des outils précieux pour éclaircir des liens familiaux incertains, mais leur fonctionnement repose sur une analyse statistique approfondie, et non sur des pourcentages fixes.
Chez Adnà, nous accompagnons chaque client non seulement dans la réalisation du test, mais aussi dans la compréhension des résultats. Notre objectif est de rendre accessible une science parfois complexe, afin que chaque personne puisse prendre des décisions éclairées concernant son histoire familiale.
Test de fraternité
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